L’Institut pédagogique national de l’enseignement technique et professionnel (Ipnetp), à Cocody Lycée Technique, reçoit les acteurs culturels ce lundi 25 août 2025. Non pas pour les former en tant que pédagogues dans les filières techniques, mais pour renforcer leurs capacités aux outils d’innovation technique, à l’entrepreneuriat et à la gestion de l’entreprise. Le projet vise 200 acteurs du secteur de la culture, du spectacle et des arts.
Il est piloté par le Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA) dans le cadre de sa mission de promotion et de professionnalisation des arts et de la culture en Côte d’Ivoire, sous l’égide du ministère de la Culture et de la Francophonie et du ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service Civique. La session bénéficie de l’appui des partenaires nationaux et internationaux. A savoir, le Fonds de développement de la formation professionnelle (Fdfp), l’Agence emploi jeunes, la Caisse nationale d’assurance maladie et l’Organisation internationale du travail (OIT).

La cérémonie d’ouverture de cette première cohorte de formation a été l’occasion pour Abou Kamaté, Directeur général du Masa, de remercier la directrice de l’Ipnetp pour l’accueil. Pour lui, le secteur de la culture est pourvoyeur d’emploi, par ricochet, un secteur économique. « La créativité nous l’avons. Et quand l’artiste comprend l’entrepreneuriat, il devient entrepreneur. Il produit mieux en répondant aux besoins du marché », a-t-il situé.
L’ambition pour le Masa, à travers ce projet, est de contribuer à la structuration du secteur culturel ivoirien. « Au lieu de nous cantonner sur le secteur du spectacle vivant, nous nous sommes dit qu’il était important que tout l’écosystème soit pris en compte si nous voulons faire émerger un secteur créatif suffisamment performant et qui contribue pleinement au développement de notre pays », a souligné le DG du Masa.




Jusqu’au 29 août 2025, les 200 acteurs du secteur culturel, du spectacle et des arts sélectionnés bénéficient d’une formation intense sur les outils d’innovation technique, de l’entrepreneuriat, ainsi que la gestion et la formalisation d’entreprise. Ils pourront accéder plus facilement à des dispositifs de financement structurés aussi bien au plan national qu’international. « Vous êtes la première cohorte. Si nous y arrivons, l’ambition, c’est de former 1000 entrepreneurs. Ce qui va changer l’image du secteur culturel. Que nous ne soyons plus des amuseurs, mais des entreprises tout autant respectées que les autres secteurs économiques », a conclu Abou Kamaté.

SANOU A.

