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    Home»Arts de la scène»Musique»Christelle Moon, chanteuse camerounaise : «Allons fouiller dans nos racines afin de trouver l’énergie et la fusionner avec ce qui existe »
    Musique

    Christelle Moon, chanteuse camerounaise : «Allons fouiller dans nos racines afin de trouver l’énergie et la fusionner avec ce qui existe »

    WebmasterBy Webmasteravril 15, 2020Aucun commentaire8 Mins Read
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     De son vrai nom Rose Christelle Djietcheu, Christelle Moon est artiste comédienne, chanteuse et musicienne, originaire du Cameroun. Son style est basé sur la musique du monde fusionnée à celle de son ethnie, de ses origines. Ayant compris l’utilité de son art, l’artiste partage ses idées avec la jeune génération. Elle a, à son actif, 4 albums et totalise 30 spectacles. Après 2018, Christelle Moon a participé à la 11ème édition du festival du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (Masa). Dans cet entretien, Christelle Moon explique les raisons de sa présence au Masa et l’importance de la musique.

    Pourquoi avez-vous choisi la musique comme outil d’expression artistique ?

    Je ne savais pas que j’étais artiste musicienne dans l’âme. Par la suite, je me suis rendu compte que je pouvais chanter, faire carrière dans la musique. J’avais envie de m’exprimer par rapport à des thématiques données et, au final, l’une des antennes principales que j’avais choisie était, au départ, la comédie. Chemin faisant, j’ai commencé par m’intéresser beaucoup plus à la musique. Lorsque j’ai compris que je pouvais faire carrière dans ce domaine, je n‘ai pas hésité à me consacrer à cet art. J’ai même arrêté toutes mes activités commerciales, et me consacrer uniquement à la musique. Puisse que la musique est, selon moi, un spectacle vivant.

    Que revendiquez-vous à travers vos chansons ?

     Il y a un message qui me tient à cœur : “Une envie d’aller dans la même direction, d’éviter toutes les formes d’inégalité. Une envie de construire ensemble, celle de trouver dans les yeux des hommes, quelle que soit leur race, la même couleur qui est celle du cœur. Une envie de briser des barrières, de voir les gens autour de moi heureux.” Donc, je revendique beaucoup plus l’amour entre les hommes et ce, partout dans le monde.

    Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    Au début de ma carrière, en 2016, je me suis considérée comme une éponge. J’ai assisté à plusieurs scènes de musique, des concerts en live. J’aime m’inspirer beaucoup plus des artistes de renom de chez moi que j’aime écouter de temps en temps. En plus de cela, j’aime aussi aller à la rencontre de la berceuse, de la ritournelle locale, de l’adage ou du conte. Un passant ou un ami avec qui je bavarde peut être ma source d’inspiration. C’est pour dire que je reste beaucoup plus attentive à mon environnement, à tout ce qui se passe autour de moi afin de passer un massage. J’ai envie de m’exprimer et me faire comprendre par tout le monde, de même que de passer des messages accessibles à tous. Dans le fond, j’aime m’inspirer de la berceuse de chez moi. C’est ce créneau que j’ai trouvé récemment et dans lequel j’aimerais fouiller, aller plus loin et même au-delà.

     Pourquoi avez-vous laissé la comédie au détriment de la musique ?

    Sur ce point, je vais brosser un tableau. J’ai commencé très tôt parce que je suis cooptée pour jouer dans un film et je me suis fait des contacts. Dans l’adolescence, j’ai rencontré ces mêmes contacts, mes parents et surtout mon père était assez rigoureux. C’est par la suite que j’ai rencontré d’autres contacts et j’ai recommencé, tout doucement, avec la comédie et les difficultés de la vie m’ont amenée à ne pas accepter mon art comme un potentiel. J’ai commencé par chercher de l’argent pour gagner mon pain. Cela m’a fait sortir de l’art théâtral que j’exerçais à l’époque. Mais par la suite, les choses me reviennent. Ce n’est pas pour dire que l’art du théâtre était un problème. Mais pour montrer que j’ai d’abord fait un premier choix. Ce choix m’a amenée à ouvrir une entreprise pour encadrer les artistes. Je l’ai nommée “Christel’S Café-Concert”. A travers cette maison, je voulais devenir une promotrice culturelle pour les autres avant de l’être pour moi-même. C’est donc un chemin que je me suis tracée en étant toute jeune. Arrivée à un niveau, j’ai rencontré des difficultés et cela a fait que ma carrière a été interrompue. J’ai décidé de m’occuper de mes affaires afin d’avoir de quoi à manger et par la suite, cette décision m’a rattrapée. J’avais faim de mon art que j’ai dû repartir dans ce sens.

     Que pouvons-nous retenir de votre présence au Masa ?

    Le Masa est une grosse plateforme. J’invite mes collègues musiciens à se frotter à ce genre d’endroit. Cela permet de découvrir, de rencontrer et de se faire connaître d’une manière ou d’une autre. Pour qui veut évoluer à travers l’art, la présence au Masa, doit être une expérience importante. Ma présence ici me permet, d’une manière ou d’une autre, d’atteindre petit à petit l’objectif que je me suis fixé dans mon plan de carrière. Cette plateforme peut permettre à un artiste ou un promoteur culturel de devenir majeur et faire la promotion de son art, son école, son plan de carrière ou de sa ligne éditoriale. Lorsque l’on a un plan de carrière pour la danse, par exemple, c’est important de venir à des rencontres pareilles pour faire son école, rencontrer des professionnels qui pourront être des exemples pour soi. C’est un creuset dans lequel on peut mieux faire asseoir un projet et de mieux apporter ce qu’il faut pour sa réussite. Voilà les premières leçons que le Masa m’a apprises et ce, lors de ma première participation, en 2018. Je suis allée me préparer, j’ai engagé plusieurs actions pour améliorer beaucoup de choses dans ma façon de faire, mes textes et surtout dans la conception de mon projet. A cette édition, qui est ma deuxième participation, je suis revenue pour mieux améliorer les choses et développer beaucoup plus mon plan de carrière, prendre d’autres contacts. C’est pour cela que je serai toujours au Masa, même si je ne suis pas programmée.

    Pensez-vous que la musique camerounaise se développe ou se porte bien ?

    Absolument ! Lorsque je dis que la musique camerounaise se porte bien, c’est au niveau des créateurs. Il y a une certaine effervescence. Il y a de plus en plus d’artistes et beaucoup de personnes qui viennent dans l’art musical même si les retombées ne sont pas bonnes. De même, beaucoup s’intéressent à la musique même si nous n’avons pas, au Cameroun, des conventions qui ne sont pas signées. Chez nous, le problème que nous rencontrons fréquemment concerne le visa pour les voyages. Moi-même, j’ai beaucoup de sollicitation à l’étranger pour pouvoir aller sur des festivals, mais je ne peux pas. Parce qu’en Afrique centrale, les choses sont beaucoup plus compliquées, contrairement à l’Afrique de l’Ouest et peut-être plus compliquée en Afrique du nord, je ne sais pas. Toujours est-il que la musique, en elle-même, a un certain foisonnement, actuellement. La nouvelle génération donne un certain élan par rapport à la musique urbaine, par exemple. Tout le monde vient et chacun crée son buzz, mais dans le fond, c’est dans ce genre de mouvement que les choses naissent. “La nature a horreur du vide” dit-on. La jeunesse prend les rênes par rapport à la musique urbaine. Il y a beaucoup de fusions qui se créent. Il y a des labels indépendants qui veulent aller à l’attaque de l’or, d’autres (les majeurs comme Sony et autres maisons de productions) signent des artistes au Cameroun et ont un regard sur ceux qui sont à côté. Cela constitue des opportunités pour certains. Il y a beaucoup de potentialités au Cameroun. Je sais que mon pays est beau, les artistes sont parmi les meilleurs du monde. Tout ce qui manque, c’est une volonté politique afin d’organiser ce secteur.

    Quels sont les projets de Christelle après le Masa ?

     Je suis en train de finaliser un album. Pour y arriver, je suis à la quête d’un producteur et je crois que j’ai déjà trouvé un qui va se manifester. C’est pour cela que je suis venue ici. L’autre chose est de créer mon deuxième spectacle et de revenir au Masa 2022. Mais entre temps, j’ai des spectacles avec lesquels je vais participer au Colatier en juillet 2020 dans la sélection officielle. Je vais participer aussi à “Afropolitain Nomade”. Il y a aussi un festival auquel je vais participer à Pointe-Noire. Je vais participer à beaucoup de festivals. J’attends les invitations officielles de certains festivals avant de me déclarer.

    Avez-vous un message à passer à partir de votre exemple ?

     Absolument ! Il y a ma rencontre avec le professeur Yacouba Konaté, ici à Abidjan. Cette rencontre m’a vraiment motivée et je me suis rendu compte qu’il existe, dans ce monde, des personnes qui encouragent les autres. Il y a cet accompagnement des artistes à travers le Masa qui est bénéfique et véridique. Lorsqu’on a un projet et qu’on veut aller quelque part, le Masa peut soutenir et encadrer. Il est important d’aller fouiller dans nos origines et tout faire pour qu’une partie de ce que nous faisons soit totalement immergé dans nos cultures, nos racines. Si nous faisons des choses qu’en survolant au-dessus, il y a de forte chance que nous soyons déséquilibrés. Moi, j’exhorte mes collègues, mes petits frères à aller fouiller dans leurs racines afin de trouver l’énergie potentielle et de fusionner cela à tout ce qui existe aujourd’hui.

     Quel est votre mot de fin ?

    Je cherche un producteur, des réalisateurs. Je suis dans l’attente que mon téléphone sonne pour recevoir des invitations pour des éventuels programmes où que cela soit dans le monde.

    Interview réalisée par Julien Tohoundjo

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