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    Home»Cinéma»Après 50 jours d’incubation : Impala-Bouaké accouche 10 courts métrages documentaires
    Cinéma

    Après 50 jours d’incubation : Impala-Bouaké accouche 10 courts métrages documentaires

    WebmasterBy Webmasteraoût 22, 2022Updated:août 22, 2022Aucun commentaire3 Mins Read
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    Le doute, la peur, la douleur, la tristesse, l’angoisse, l’insomnie…. et l’enfantement. Samedi 20 août, a eu lieu dans la grande salle de réunion de la Préfecture de Bouaké (Côte d’Ivoire), la cérémonie de restitution de l’atelier de formation de dix stagiaires en réalisation documentaire et cinq en montage vidéo, dans le cadre du projet Impala organisé par Africadoc Côte d’Ivoire en collaboration avec les Ateliers Varan (France) et Docmonde.

    « Nous sommes tous des espoirs du cinéma documentaire, nous sommes des espoirs de nos cultures », s’est satisfait Laurent Bitty, président d’Africadoc Côte d’Ivoire. Selon lui, « l’humain étant au centre de toute activité », le thème choisi, « film documentaire africain, outil de sensibilisation, d’expression et de développement », fait du documentaire un pilier de croissance, d’évolution. 

    Représentant la ministre de la Culture et de la Francophonie Françoise Remarck, la directrice de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire (Onac CI), Lysson Diomandé, a salué le travail exceptionnel abattu par les formateurs, les formés et les organisateurs. Avant de se projeter vers l’avenir : « A l’issue de ces 50 jours d’incubation, ce sera la continuité. Vous avez pris de bonnes habitudes. Je sais compter sur vous. Vous êtes la relève ».   

    Diaby Peter, 5e adjoint au maire, au nom du premier magistrat de la commune de Bouaké, a noté que les thématiques abordés dans les films sont des réalités vécues par les populations. Cette mise en lumière, a-t-il relevé, mérite encouragement. « Je suis très fier du travail que vous avez abattu », a-t-il conclu.

    Transformée pour l’occasion en salle de projection, la grande pièce de la Préfecture de Bouaké, a vu se succéder : « Jamais trop tard » (Jémima Kambou ; Côte d’Ivoire), « L’œuvre de l’esprit », (Kankou Kanouté ; Mali) « L’enfant de la crise » (Raïssa Kouassi ; Côte d’Ivoire), « Maman Awa » (Zéinabou Sabo ; Niger), « Mille secondes vies » (Arman Sossou ; Togo), « Conduire sa vie » (Faysal Soura ; Burkina Faso), « L’Abouadji » (Olivia Yao ; Côte d’Ivoire), « Pas bandits » (Estelle Koné, Côte d’Ivoire), « Gonfreville » (Bi Franck Boly ; Côte d’Ivoire) et « Trawlin » (Binta Diallo ; Sénégal). 

    Le public de Bouaké, parmi lequel se trouvaient des protagonistes et leurs parents, s’est redécouvert sur le grand écran et s’est apprécié. Chaque projection étant bruyamment ovationnée et les filmés félicités par leurs proches. Marc, ancien enfant soldat mis en exergue dans « L’enfant de la crise », a aimé le résultat final. Il espère que le film interpelle les autorités les mette au centre des préoccupations des décideurs. « Mon souhait est qu’on se penche sur notre cas. Nous avons besoin d’aide », a-t-il plaidé. 

    L’atelier de formation dans le cadre du projet Impala s’est déroulé du 4 juillet 2022 au 20 août 2022. Les formations ont eu lieu au foyer Jeune Viateur de Bouaké. Un panel s’est tenu le 9 août sur le thème de la formation à l’Université Alassane Ouattara. 

    Sanou Amadou, envoyé spécial à Bouaké 

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