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    Home»Arts de la scène»Théâtre»‘’Vendeur de cauchemar’’ : recettes miracles, conséquences affolantes
    Théâtre

    ‘’Vendeur de cauchemar’’ : recettes miracles, conséquences affolantes

    WebmasterBy Webmasterdécembre 14, 2020Aucun commentaire4 Mins Read
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    Grosse performance du comédien Souleymane Coulibaly, samedi 11 décembre à La Fabrique culturelle à Abidjan Cocody les Deux-Plateaux. Pour cette autre représentation de « Vendeur de cauchemar », une adaptation au théâtre de la nouvelle ‘’Etoile d’un nouveau couvre-feu’’ du Nigérian Ben Okri mise en scène par Abdel Marc Camara et Souleymane Sow, le comédien fait montre d’une maitrise exceptionnelle de son art. Mieux, il nous plonge dans les tréfonds des méandres nauséabonds de cette Afrique crédule, prête à ingurgiter n’importe quel remède magique, pourvu que cela apaise sa conscience, du moins sa peine.

    L’histoire

    « Vendeur de cauchemar » revient sur un pan de l’histoire d’Arthur, jeune chômeur, obligé de survivre grâce à la vente de médicaments aux origines douteuses et aux vertus plurielles . « N’ayant pas le choix, j’étais condamné à gagner ma vie, en vendant sur les marchés et dans les autobus qui roulaient comme des fous à travers tout Lagos, des produits fabriqués sur place aux vertus assez douteux… Je ne croyais pas aux produits et ne les engageais en aucun cas personnellement », explique Arthur. Pourtant, l’affluence des clients, qui convaincus par les qualités de l’orateur, qui attirés par le coût des produits lui faisait parfois penser, inconsciemment, que finalement, les produits avaient des propriétés curatives. Ce, jusqu’à ce qu’arrive un drame qui fit de nombreux de morts.

    La mise en scène

    Savamment orchestrée, la mise en scène fait évoluer l’histoire crescendo. La méthode est académique et les différentes phases du récit (exposition, conflit, résolution ; si on peut l’appeler ainsi) sont respectées. Cependant, très singulière, la narration scénique aménagée par nos metteurs en scène ne laisse aucun moment de répit. On rentre de plain-pied dans l’histoire et on en ressort que lorsque les lumières s’éteignent. Toutefois, le texte respire. Le rythme de la narration est bien contenu et la projection d’un élément vidéo, en plein moment de conflit, fait fusionner l’irresponsabilité du vendeur et de ses fournisseurs. Les images parlent d’elles-mêmes. « Le plus grand marché ouest africain de médicaments de rue », ROXY est mis à nu. Tout se fait dans une atmosphère naturelle et déconcertante. La vidéoprojection traverse le comédien, le transperce, accentue son angoisse et ses cauchemars qui le hantent tous les soirs. Les visages tuméfiés des enfants, les boutons, les conséquences désastreuses de ce commerce pernicieux sur les populations, laissent parfois le temps à Arthur de prendre conscience. Mais très vite, la réalité quotidienne lui emboite le pas et le fait changer d’avis. La représentation de la Fabrique Culturelle, a connu une évolution par rapport aux précédentes.

    Un réalisme effarant

    Si l’écrivain nigérian Ben Okri s’est fait un nom grâce à la peinture réaliste de ses textes, il est évident que le charme de l’interprétation de Souleymane Coulibaly réside dans cette capacité à se saisir de la conscience de son public, à la faire descendre dans la boue, à l’y imbiber et à la ressortir transformer. Outre le personnage d’Arthur, le comédien campe le rôle du patron véreux. Un homme supportant le poids de l’âge qui l’a courbé mais d’une ingéniosité négative très poussée. Il est prêt à continuer son business contre morts et désolations. La texture de sa voix, ses arguments, son aptitude à ne jamais se culpabiliser sont d’un génie diabolique. Il a toujours une nouvelle potion améliorée, plus destructrice que la précédente.

    Un problème de santé publique

    On ne sort pas de « Vendeur de cauchemar » comme on y entre. Même si le titre est annonciateur, le spectateur revit plusieurs scènes de son quotidien, s’accommode aux faits décrits et se surprend au bord d’un drame qui aurait pu être le sien. Le débat qui a suivi la représentation a montré à quel point le sujet touche une frange importante de la population. Malheureusement, le mal est plus profond. La représentation faite n’est que la partie visible de l’iceberg. Car au vu et au su de tous, ce commerce prospère… jusqu’à un autre drame. On fera des opérations cosmétiques et quelques mois après, tout reprendra de plus bel.

    SANOU A.

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