Le projet Formation et insertion dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel (FIMCA) est un programme porté par AfricaDoc Côte d’Ivoire, soutenu par la coopération allemande et l’État ivoirien. Il bénéficie du financement global et de l’appui stratégique de la coopération allemande, à travers la GIZ et le programme Invest for Jobs. Le programme a aussi l’appui institutionnel et financier des ministères de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage ; de la Culture et de la Francophonie et de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Une vision d’industrialisation assumée
Dans de nombreux pays africains, le cinéma reste une activité dépendante de projets ponctuels et marquée par une forte informalité des métiers. Le Programme FIMCA s’intègre dans une vision globale de construction d’une industrie cinématographique viable, capable de produire de la valeur économique, de créer des emplois durables et d’attirer des investissements nationaux et internationaux. FIMCA agit sur le maillon stratégique ducapital humain, en créant les conditions du passage progressif d’un écosystème artisanal à un écosystème industriel structuré et compétitif.


Un nid de compétences qualifiées
La Côte d’Ivoire veut se positionner comme un hub cinématographique de l’Afrique francophone, sous la marque « Côte d’Ivoire, Terre de tournage ». Malheureusement, elle rencontre une contrainte majeure : l’insuffisance de techniciens suffisamment formés aux exigences professionnelles des plateaux de production contemporains.
Le programme FIMCA a été conçu comme une réponse à cette problématique, en mettant en place une offre de formation structurée et directement alignée sur les réalités du marché de la production cinématographique et audiovisuelle. Il couvre l’ensemble de la chaîne de fabrication des œuvres, de l’administration de production à la postproduction, en passant par les métiers de la mise en scène, les métiers de l’image et du son, dans treize domaines clés pour la professionnalisation du secteur.
Former, certifier, insérer
Le projet FIMCA repose sur une logique claire : former des compétences réelles, les certifier et les connecter durablement au marché de l’emploi. À ce titre, l’un de ses piliers majeurs est la création et la structuration de Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) adaptés aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel en Côte d’Ivoire par le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage. Le certificat est obtenu à l’issue d’une formation théorique, technique et pratique. Il s’agit d’un changement de paradigme : former non pas pour occuper, mais pour produire et performer.

Une sélection rigoureuse
Le programme cible des jeunes amoureux des métiers techniques, sélectionnés dans le cadre de l’école de la deuxième chance. Ce sont des jeunes diplômés en reconversion, autodidactes expérimentés ou déscolarisés en quête d’emploi. L’ambition n’est pas de promettre des carrières rapides, mais de construire des trajectoires professionnelles solides, fondées sur des compétences réelles et évaluées. Par ricochet, on a des formateurs issus du terrain, à forte réputation professionnelle.
Des professionnels reconnus, dotés d’une solide expérience des plateaux et d’une réputation établie dans leurs domaines respectifs. Au nombre de ces formateurs on a Moussa Absa Sène, Aziz Diallo, Jacques Kam, Abalotu Patchidi, Hamza Oubhy…..

AfricaDoc, une expertise de la structuration des écosystèmes cinématographiques africains
Le programme FIMCA est porté par AfricaDoc Côte d’Ivoire. Sa vision est claire : bâtir des industries durables, capables de produire des œuvres compétitives et de créer de l’emploi qualifié. Pour ce projet, l’équipe est dirigée par Adama Konkobo, expert reconnu de la construction et de la structuration des écosystèmes cinématographiques africains. Producteur, consultant et stratège du secteur audiovisuel, il accompagne depuis plus d’une décennie des initiatives de professionnalisation, de financement et de structuration des métiers du cinéma en Afrique de l’Ouest.
La rédaction

