La galerie Houkami Guyzagn prend sa part de BINA (Biennale internationale des arts d’Abidjan) sous le sceau de « Rencontre », mais aussi du « Mouvement », thème général de cette édition. Le temple des arts du côté de la Riviera II a accueilli Augustin Kassi et ses hôtes, le 10 décembre dernier, pour le troisième vernissage des BINA. Ils y seront logés jusqu’au 30 décembre 2024.





Des artistes internationaux et des plasticiens locaux se partagent la petite salle d’exposition (Mathilde Moreau) et le grand hall (la terre promise). Ce sont : Fatima Bousaid (Maroc), Aleksandra Vuksanovic (Serbie), Said Ezraib (Maroc), Midy (Benin), Ayéva Medjeva (Togo), Kono Yves (Cameroun), (Doto Kuassi) Haroldkuassi (Benin), Seydou Traoré (Mali), Sawadogo Kiswenda Fernand (Burkina Faso), Bingouré Tipoko Diane (Burkina Faso), Omar Lionel So (Sénégal), Betty Kandé (Sénégal), Olershaw Steve (Angleterre), Abdourahame Hassane (Niger), Stonye Jumbo (Nigeria), Blessy Bassy (Nigeria), Adotevi Akue.A. (Togo), Zhanhang Liao (Hollande – Chine), Alia Kateb ((Tunisie), Ademola Tajudeen (Nigeria), Moustapha Sanou (Burkina Faso), Oussou Justin (Côte d’Ivoire), Jean François N’Guessan (Côte d’Ivoire), Mohamed Bérété (Côte d’Ivoire), Kano Ibrahim (Côte d’Ivoire), Paul Amoata (Côte d’Ivoire), Silué Yefarkia Alain (Côte d’Ivoire), Baka Ismael Thierry (Côte d’Ivoire), Alain Zirignon (Côte d’Ivoire), Siaka Coulibaly (Côte d’Ivoire), EUPHRASIE Kouassi (Ysie) (Côte d’Ivoire).






Estimant que la « biennale d’Abidjan est la biennale des artistes, créée par un artiste pour les artistes », Augustin Kassi, promoteur, a insisté sur le caractère démocratique des arts, en général, et des arts visuels en particulier. Pour lui, les différentes formes et expressions artistiques de cette édition reflètent de la volonté de partage et du don de soi de chaque créateur. Ce qui permet aux uns et aux autres de se compléter à partir de ce que l’autre propose.
Lordiane Dia, Manager générale d’Houkami Guyzagn, a réitéré l’intérêt de la galerie pour la BINA, qui a su s’ancrer dans le paysage des évènements artistiques d’envergure aussi bien au plan national, qu’international. « C’est un voyage à travers des univers créatifs différents. Chacun apportant sa vision du monde, son style unique », a-t-elle commenté.

Mimi Errol, qui a assuré le commissariat général, a rendu hommage à Augustin Kassi. « Kassi est un homme déterminé… Moi je l’appelle ‘’little big man’’, le petit homme grand », a salué le critique d’art. Selon lui, « Quand on parle des artistes en Côte d’Ivoire, on voit les premiers naïfs qui vendaient leurs œuvres dans les rues ». Il a rappelé que la galerie Houkami est ouverte aux jeunes créateurs à qui, il est offert une possibilité d’avoir une exposition personnelle. Et de conclure : « un pays sans art est un pays sans âme ».
Pour cette fin d’année, cette exposition collective offre ce qu’il y a de meilleur dans le milieu des arts, aussi bien au plan local, qu’international. Le visiteur est accueilli par la chaleur des œuvres qui épousent une contemporanéité aussi bien dans les lignes, les formes que dans les couleurs chatoyantes. Des maitres (Kassi, Oussou) côtoient des jeunes qui débordent de créativité. Le commissariat général a su créer des contrastes, des voyages dans différents univers qui s’entrechoquent, se rejoignent et se confondent. La visite est aisée et plaisante.
SANOU A.

