Le vernissage de l’exposition-vente de la Foire internationale des jeunes artistes plasticiens (Fijap) s’est tenu le jeudi 21 août à la salle Christian Lattier du Palais de la culture Bernard Binlin-Dadié de Treichville autour du thème « Horizons croisés ».
Jusqu’au 30 août, le visiteur peut admirer les œuvres de 23 artistes nationaux et 13 artistes internationaux venus de huit pays africains, spécialisés dans la peinture, la sculpture, le portrait, la gravure, le design et l’art mural.



Représentant la ministre de la Culture et de la Francophonie, Henri N’Koumo a relevé la symbolique de la tenue de la foire dans la salle Christian Lattier. « Christian Lattier, de mon point de vue, est la plus grande figure de notre art contemporain. Célébrer la jeunesse artistique dans la salle qui porte le nom de Lattier, c’est mettre en dialogue les générations anciennes et les générations actuelles », a-t-il apprécié.
Henri N’Kouma a félicité le directeur général du Palais de la Culture, Koné Dodo, partenaire de l’évènement et la jeune artiste Patricia Dadjé, promotrice de la foire pour l’excellent travail abattu. Aux artistes, le directeurs de la promotion des arts plastiques et visuels, a donné quelques conseils. « Être présent à une foire, n’est pas en soi quelque chose de gagner. On gagne de par la qualité de son travail, de son abnégation… Il faut travailler de façon continuelle, il faut travailler ardemment », a-t-il formulé.
Pr Yacouba Konaté, critique d’art, commissaire de l’exposition, animant une conférence sur « L’art et le marché » a classifié les marchés de l’art et souligné que la question de l’économie dans le secteur est intrinsèque. « Une œuvre qui a été créée pour être vendue et qui n’a pas peur d’être vendue, finalement quand elle est vendue, elle capte une certaine valeur et les tableaux ont une fonction de valeur refuge », a-t-il enseigné.



Pour lui, il faut encourager les leaders, dans toute leur diversité, à acheter des œuvres parce qu’ils ont un effet prescripteur. Ils jouent un rôle d’ambassadeurs pour les artistes qu’ils aiment. Parce que le fait d’avoir ces créateurs chez eux, valide l’effort artistique et donne à d’autres personnes de faire comme eux.
Enfin, Yacouba Konaté a révélé que le lieu d’exposition d’une œuvre et la ville comptent.
A la fin de la cérémonie, il a été remis des œuvres aux enfants qui ont participé à la résidence de création qui a eu lieu en amont de la foire.
SANOU A.

