Mambo Christelle, peintre : « Je fais des portraits avec des perles »

Elle est incontestablement la révélation de la 3e édition du Salon des grandes cimaises d’Abidjan. Mambo Christelle Yolande à l’état civil et Mambo Christelle en tant qu’artiste-peintre est portraitiste, mais pas que. Elle sublime les visages avec des perles. Une technique que l’accessoiriste développe depuis cinq ans et qui lui permet d’être une artiste extraordinaire. 

L’art est un reflet, celui de la société, de l’environnement. L’artiste est à l’aise lorsqu’il représente les siens dans ses œuvres. Mambo Christelle a pour socle sa famille, nucléaire ou grande. « Ma famille constitue ma source d’inspiration. L’environnement familial me booste et je crée des toiles. Je reproduis mes sentiments, mon amour. Lorsqu’une scène capte mon esprit, je commence par crayonner sur des bouts de papier pour ne pas perdre l’idée. C’est ce crayonnage qui deviendra plus tard une toile », confie l’artiste.

Son portrait de la nouvelle ministre de la Culture et de l’industrie des arts et du spectacle, Harlette Badou Kouamé épouse N’Guessan, a fini de convaincre l’assistance présente au vernissage du Salon des grandes cimaises d’Abidjan à la villa des hôtes Sopi, à Cocody-Mermoz. Si la justesse des traits de la représentation de la ministre étonne, l’on est encore plus ébahi lorsqu’on qu’on constate que l’œuvre a été réalisée avec des perles.  « J’ai une technique mixte, la peinture et l’usage des perles. J’agence mes personnages sur toile avec les perles. Je fais de la peinture figurative, des portraits. A travers les couleurs, je dégage les zones d’ombre (marron, noir) et les zones de lumière (orange, jaune…) », explique-t-elle. 

La jeune artiste est accessoiriste à la base. « J’ai commencé par la production de sacs, des boîtes à mouchoir, des nappes… C’est naturellement que j’ai eu le pouvoir de transposer ces perles sur des grandes surfaces, des toiles, la reproduction des images sur tableau », souligne mambo Christelle. Si l’artisane-accessoiriste exergue son métier depuis cinq ans, la réalisation des toiles ne dure que deux ans. Et son travail est déjà à un bon niveau. 

« Petite Orange » (1m /1m), une de ses œuvres exposées lors du SGCA a pris une semaine de travail. Et le temps de production augmente si la dimension est plus grande. Cependant, l’amour de ses proches peut raccourcir ce temps. 

Sanou A. 

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