SOUTH SOUTH: L’art au-delà des frontières

Une nouvelle plateforme vient de voir le jour : South South. Elle a été conçue par Goodman Gallery (Johannesburg, Cape Town, Londres), afin de promouvoir les artistes, conservateurs, galeries et collectionneurs axés sur la partie sud du globe. Evidemment, il s’agit d’art plastique mais pas que. L’inauguration est prévue pour le mardi 23 février.

Zouhour HARBAOUI

South South (Sud Sud) est une nouvelle plateforme qui devrait permettre aux artistes au sud de l’hémisphère nord de faire montre de leurs savoir-faire. Initiée par Goodman Gallery, ayant pour point d’attache trois villes, à savoir Johannesburg et Cape Town (Afrique du Sud) et Londres (Angleterre), la plateforme rassemble des artistes, des conservateurs, des galeries et des collectionneurs s’attachant à l’art des pays du Sud et de leurs diasporas. Les initiateurs ont décidé du mardi 23 février prochain pour le lancement de cette plateforme par un événement de vente en direct, rassemblant d’importantes œuvres de galeries de trente villes : VEZA. Il est à noter que ce dernier «profite directement aux artistes et à trois organisations à but non lucratif identifiées dans le sud du globe, qui font toutes un travail important pour soutenir leurs communautés locales».

La plateforme offrira aussi la possibilité, et ce, du 24 février au 7 mars, une OVR (Online Viewing Room ou salle de visionnage en ligne) d’une cinquantaine de galeries à travers le monde, soit plus de 40 villes réparties de 30 pays et des 5 continents, dont El Apartamento (La Havane), Dastan’s Basement (Téhéran), First Floor Gallery (Harare), Gypsum (Le Caire) et Rele Gallery (Lagos) et des partenaires à but non lucratif RAW Material Company (Dakar), Green Papaya Art Projects ( Manille) et Casa do Povo (São Paulo).

Elle proposera aussi une exposition, organisée par l’architecte et commissaire Paula Nascimento et la commissaire et écrivain Suzana Sousa : «Kiximbi : meditations on the middle passage and other atlantic phantoms», que l’on peut traduire par «Kiximbi : méditations sur le passage du milieu et autres fantômes atlantiques». Kiximbi étant une expression en kimbundu, langue bantoue de l’Angola (pays dont sont issues les deux commissaires), ayant trait aux esprits de l’eau. Cette expression est «utilisée pour évoquer à la fois la puissance des eaux et celle des ancêtres qui ont perdu la vie dans la mer». D’autres activités seront proposés comme un Think Tank, «Institutional Hybridity», composé de quatre conversations pré-enregistrées et quatre tables rondes en direct présenté en collaboration avec The Showroom de Londres et organisé par la directrice Elvira Dyangani Ose, un programme cinématographique organisé par Rodrigo Moura, conservateur en chef d’El Museo del Barrio à New York, avec des œuvres d’Elia Alba (USA), Carmen Argote (Guadalajara / UAS), Jonathas de Andrade (Brésil), Castiel Vitorino Brasileiro (Brésil), Carolina Caycedo (UK / UAS), Minerva Cuevas (Mexique), Mario García Torres (Mexique), Haroon Gunn-Salie (Afrique du Sud), Sky Hopinka (États-Unis), Grada Kilomba (Portugal), Basim Magdy (Égypte), marcellvs l. (Brésil / Allemagne) et Rania Stephan (Liban), ou encore un «In-Dialogue : Collector Talks», conçu par Liza Essers, soit une série de débats entre ambassadeurs, artistes et galeries appartenant au Sud.

Les personnes intéressées par ces activités peuvent s’inscrire aux adresses : https://south-south.art/talks/, pour le Think Tank ; https://south-south.art/film-programme/, pour le programme cinématographique, et https://south-south.art/in-dialogue/, pour  In-Dialogue : Collector Talks.

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