Stand-up au féminin: L’Institut français de Cotonou donne le goût de l’humour aux femmes

Trois femmes issues de deux pays d’Afrique ont donné un spectacle d’humour à l’Institut français de Cotonou afin d’inciter les femmes à s’intéresser à cette discipline d’expression artistique et d’y faire carrière. Le spectacle a eu lieu, vendredi 30 et samedi 31 octobre 2020, sous la paillotte dudit Institut.


Par Julien Tohoundjo


Rire, c’est une thérapie pour guérir plusieurs mots. Trois femmes artistes humoristes ont su relever ce défi sur la scène de l’Institut français de Cotonou. Il s’agit de Prissy la Dégammeuse de la Côte d’Ivoire, Norma et Sylvanie, toutes deux du Cameroun. « Je ne pense pas qu’il y ait du “Stand-up” propre à la gente féminine. Mais j’essaie de m’organiser comme je peux pour faire de l’humour, mon métier à temps plein », a confié Sylvanie, humoriste camerounaise. Elle invite, sans doute, les femmes à donner de la voix, à s’exprimer et s’intéresser à l’humour. Pour elle, la voix féminine compte dans ce domaine. Chacune d’elles a tenu en haleine le public pendant 25 minutes, environ.


Le passage de chaque artiste est plein de messages qui attirent l’attention. « Moi, mon message est surtout l’absurde. Pour moi, j’aime l’absurde dans tous les domaines et dans chacune de ces circonstances, je creuse pour donner du réel, de l’inattendu », a souligné Sylvanie. Pour Norma, la scène est présentée dans un contexte beaucoup plus englobant. Elle laisse donc le choix au public de tirer ses propres conclusions. De son côté, la Dégammeuse précise la mission première de cette tournée qu’est d’amener les femmes à intégrer le milieu humoristique. « Nous voulons, à travers cette tournée, donner de la force à ces femmes qui hésitent encore. Il y en a qui ont du talent qui sommeille en elles et nous nous sommes données pour mission de les réveiller. Car, la femme est un être qui a la capacité de tout supporter », a-t-elle expliqué.

Soirée très animée


Pendant une heure de temps, le public a eu droit à un moment de détente et de grâce au talent de ces femmes. De façon alternative, la soirée s’est déroulée avec la participation active du public. En dehors de leur caractère humoristique, la danse sur un fond musical a aussi permis le côté ambiant de la soirée. Au bout d’un moment de la soirée, on aurait cru être dans un autre monde. A force d’écouter la voix de ces amazones, l’on sourit sans arrêt. Avant tout, c’est une soirée réussie sur les plans organisationnel et scénique. Les artistes ont su exploiter, gérer la scène et interagi avec le public à tout instant. Cette maîtrise a été un atout favorable car, elles ont échangé avec le public, au terme des représentations. Les artistes ont partagé, pendant un moment, leurs expériences et le choix de leur aventure dans ce domaine.


Pour la préparation de cette soirée, l’Institut a su mettre à disposition un cadre qui répond à leurs habitudes quotidiennes de ces artistes. Un contexte moins stressant et qui facilite la libre expression. « L’Institut nous a donné une feuille de route, tout est bien organisé le public est accueillant et nous sommes contentes d’être là », a notifié Sylvanie avant d’ajouter : « Je me sens bien après cette soirée, surtout que c’est la première fois que j’ai eu une interaction organisée avec le public ». Il est important de souligner que cette soirée entre dans le cadre de la tournée organisée par Prissy la Dégammeuse, Sylvanie et Norma. L’objectif est toujours le même et la tournée va continuer à Lomé, au Cameroun et Bamako.

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