Ajap à l’école Elfi de Cotonou : Les jeunes plasticiens aux côtés des enfants

L’Association des Jeunes Artistes Plasticiens (Ajap) s’est rendue à l’Ecole de Langue Française et Internationale (Elfi) pour animer un atelier d’art avec les apprenants du primaire. Une dizaine d’artistes jeunes plasticiens béninois sont restés aux côtés des apprenants, dans l’après-midi du vendredi 23 octobre 2020, dans les locaux de l’école.

Par Julien Tohoundjo

Permettre aux enfants d’avoir le goût de l’art en matière de réalisation et du mélange des couleurs. C’est dans cette optique que Cyrus Dhyzo, artiste plasticien et président de l’Association des Jeunes Artistes Plasticiens du Bénin (Ajab), et une dizaine de plasticiens se sont rendus dans les locaux de l’Ecole de Langue Française et Internationale (Elfi). Ils ont, en de petits groupes, échangé avec les enfants afin de les amener à réaliser des dessins sur un thème qu’est “La Solidarité”. Après avoir donné une explication aux enfants sur les notions “artiste” et “solidarité”, les enfants ont pu réaliser, avec l’aide des artistes présents, des œuvres dans ce sens. Ce moment a été une joie pour les apprenants, de même que pour l’équipe pédagogique de l’école et les artistes. « Je suis convaincue que l’art est un médium et un outil d’évolution personnelle pour l’enfant. Un outil de connaissance, de confiance, d’estime et d’amour de soi ainsi que de son prochain inégalable. Selon moi, il n’y a pas d’école sans art. D’où l’organisation de cet atelier avec l’Ajap », a confié Valérie Croy, directrice de ladite école.

Cet atelier a permis aux artistes de changer, un temps soit peu, leur environnement de travail et d’impliquer les enfants. C’est un moment où les enfants se sont exprimés de façon plus libre. C’est le constat fait par les artistes plasticiens. « Cet atelier est un moyen d’accompagner les enfants à travers la créativité qu’ils ont en eux-mêmes », a précisé Marcel Kpoho, artiste plasticien. Selon lui, l’art est un outil bien adapté pour accompagner les enfants dans la conception de leur idée. De son côté, Martial Adjaka, artiste plasticien, pense que le portrait se fait beaucoup plus dans la solidarité. « Sur le plan pédagogique, je pense que c’est une bonne initiative. C’est un outil de communication et dans le domaine pédagogique, cela permet l’éducation. Les enfants sont sensibles à l’outil plastique et c’est en harmonie avec le thème que j’ai choisi de faire le portrait avec les enfants que j’ai devant moi. La solidarité se fait avec les hommes. Le portrait est le fait de reproduire une personne avec ses traits caractéristiques », a-t-il souligné.

Estime pour autrui L’on parle de la solidarité dans la mesure où l’on a l’estime pour autrui. « Dans ce monde virtuel, l’enfant doit prendre ses repères, souffler un moment pour écouter de la musique. C’est un moment qui peut marquer sa vie et le permettre de se structurer, s’orienter. C’est surtout ce qu’il faut retenir dans la notion de l’art. C’est la possibilité que l’art élève chacun d’entre nous de façon unique selon notre culture, histoire et disponibilité. L’art nous montre le chemin et nous élève dans notre condition d’homme », a expliqué Valérie Croy. Présent sur les lieux, Mathias Béhanzin, assistant de programme à la maison de Société Civile, constate qu’il y a des aspects de la vie qui ne sont pas pris en compte. « J’ai remarqué, au niveau des enfants, beaucoup d’enthousiasme, d’entraide et de motivation. Je pense que ceux qui ont eu l’idée d’offrir ce moment aux enfants ont bien réfléchi », a-t-il clarifié.

 A la fin de cet atelier de travail, les enfants, le collectif des enseignants et les artistes se sont félicités pour le travail abattu et des idées se dessinent déjà dans les esprits. « J’aimerais voir l’engouement de mon équipe pédagogique afin d’organiser, prochainement, un atelier pour eux afin de renforcer leur capacité éducative. J’ai constaté qu’il y a beaucoup qui ont envie de peindre, mais ils n’ont pas osé. Je pense que c’est quelque chose qui est indispensable », a projeté la directrice, Valérie Croy. Cyrus Dhyzo pense continuer dans ce sens afin d’amener les artistes à aller plus en contact avec la population et de partager les expériences dans le domaine de l’art plastique.

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