CINE DROIT LIBRE 12 ABIDJAN : Imposer la paix à ceux qui préparent la guerre

C’est un véritable défi pour la Côte d’Ivoire mais aussi pour les acteurs culturels : avoir des élections présidentielles apaisées le 31 octobre 2020. La 12e édition du festival Ciné Droit Libre, étape d’Abidjan, a ouvert ses portes, mercredi 14 octobre, à la veille du début de la campagne électorale de la présidentielle.

« La majorité silencieuse des Ivoiriens, ceux qui ne militent dans aucun parti politique, aspire profondément à la paix. Nous devons donc nous battre pour imposer la paix à ceux qui préparent la guerre », a indiqué Yacouba Sangaré, président de Ciné Connexion et promoteur de CDL Abidjan.

Au pupitre du Goethe Institut à Cocody, il a noté la nécessité de sensibiliser toutes les parties prenantes à ces échéances sur l’urgence de la paix en cette période. « Notre objectif, c’est zéro mort avant, pendant et après les élections », a-t-il projeté.

De façon pratique et tenant compte des restrictions imposées par la Covid19, trois activités majeures ont été retenues durant le festival : quatre projections débats, trois ateliers de formation et une campagne digitale de sensibilisation des populations à travers la diffusion de capsules vidéos et des messages de paix.

Au nom de la Fondation Magic System et l’Union Européenne, Salif Traoré dit A’Salfo, ambassadeur de la paix et parrain de CDL12 a indiqué qu’ « aujourd’hui, quand on est artiste, leader d’opinion, il n’y a pas de raison qu’on reste indifférent à la situation que traverse le pays ». « On ne va pas s’endormir et regarder le pays s’engouffrer dans la violence… On a attendu en 2010 et nous avons tous subi ce qui est arrivé », a remarqué le lead vocal de Magic System.

A’Salfo a salué l’action de CDL Abidjan qui invite les Ivoiriens à la paix. « Notre mission, c’est de pouvoir au moment opportun apporter notre soutien pour la cohésion sociale. Ensemble, nous allons promouvoir ces valeurs de paix ».

Le film documentaire « Espoir démocratie » de Gideon Vink et Abdoulaye Diallo a été projeté. Il s’en est suivi d’un débat qui a rassemblé Nathalie Kouakou Presidente de l’Ong Vivre Ensemble et PCA de la plate-forme des jeunes et des femmes pour la consolidation de la paix et la prévention des conflits en Afrique de l’ouest, Alexandra Azaud, cheffe du département Femmes, enfants et personnes vulnérables  au conseil national des droits de l’homme, Silue Jocelyne, membre du Compendium des compétences féminines  de Cote d’Ivoire et de Crea-Paix.

SANOU Amadou  

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