Promotion des valeurs culturelles africaines : Un combat pour l’éveil de la conscience de la jeunesse

L’Association “Saloum Rapatak”, en collaboration avec l’Association d’Art d’Afrique Focus à Bordeaux, en France, organise la première édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences. Cette édition aura lieu du 1er au 31 décembre 2020 à Kaolack, au Sénégal et a pour but d’éveiller les consciences des jeunes Africains.


Par Julien Tohoundjo


“Pousser les jeunes à croire à leurs terroirs”. Tel est l’objectif de la première édition du Festival pour l’éveil des consciences. Cet événement se veut un creuset de réflexions, d’échanges, d’expressions et de vulgarisation socio-culturelle. L’idée est d’organiser des rencontres, des ateliers de sensibilisation sur les enjeux et les sujets d’actualité comme l’immigration clandestine.

Un film sur l’immigration sera projeté, à cet effet. Ce film permettra de passer un message à la jeunesse africaine afin de l’amener à considérer la richesse que constitue le patrimoine africain. Pour les organisateurs dudit festival, il est important que chaque jeune ose rester et réussir chez lui, parce que la richesse de la culture africaine constitue une source de développement du continent. En ce sens, il est important que chacun œuvre pour sa promotion et sa valorisation. La première édition dudit festival se déroule autour du thème : « Osons rester et réussir chez nous ».


“Le Festival pour le réveil des consciences” est un rendez-vous culturel d’échange, de sensibilisation et socio-économique de la région de Kaolack. Cet événement annuel s’inscrit aussi dans le cadre de la préservation de la biodiversité. Il encourage aussi le ramassage et la transformation des déchets. Ainsi, les organisateurs pensent mettre l’accent sur l’environnement, sa protection tout en le rattachant aux enjeux du développement économique de la région du Kaolack. Ce festival est aussi une occasion visée, pour les initiateurs, pour célébrer un combat qui est en phase d’être gagné par tous. Il s’agit notamment de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Cette crise fait beaucoup de morts et impacte beaucoup de secteurs, surtout les domaines de la culture et de l’économie.


Héroïnes africaines


Pendant la durée du festival, il y a des rencontres d’échanges, d’exposition, de soirée musicale et bien d’autres activités festives. A cet effet, Une table ronde est prévue et les échanges se feront sur l’immigration clandestine, en France, à travers la politique de deux départements, les deux Sèvres et la Gironde. Ces échanges seront animés par Désirée Roua (galeriste et promotrice culturelle franco-ivoirienne), portée par son expérience de l’accompagnement de jeunes mineurs isolées étayée par les chiffres de ces deux départements. Elle sera aux côtés de Serigne Ndiaye, conseiller consultatif à la jeunesse de l’Union Africaine, et Ousmane Thioune président de l’Association “Saloum Rapatak”, coordonnateur dudit festival.

Cet événement veut aussi rendre hommage aux héroïnes de l’Afrique. Ces femmes guerrières noires ont été fortes et iconiques. Elles se sont battues pour la libération du continent. Il s’agit de la reine Yennenga du Burkina Faso, la reine Pokou de la Côte d’Ivoire, Ndaté Yalla Mbodj au Sénégal, Kimpa Vita au Congo, Solitude en Guadeloupe, la reine Hangbé du Bénin, Taitu Bitul impératrice d’Ethiopie, Amina reine de Zaria Nigeria, Funmilaya Ransone Kuti doyenne des droits des femmes Nigéria (mère de Fela Kuti), Nehanda Yakasikana au Zimbabwé, Marie, Agnès et Mathilde des îles vierges, Mekatilili wa Manza Kenya, etc. Un exposé, et un petit film est prévu sur leurs batailles.


Par ailleurs, un défilé de mode va clôturer le festival et un regard sera porté sur les femmes actuelles qui peuvent inspirer la jeunesse et la rendre fière.

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