GENERAL TCHEFARY: Cinq chapitres humanistes et panafricanistes

« Jah is love » (Dieu est amour) est le titre dudit album de 13 titres. Qui se parcourt en cinq (5) chapitres : Amour (reconnaissance en l’Éternel, amour d’une mère, d’une bien-aimée, d’un proche, amour de l’humanité); immigration; lecture socio-politique (Rien n’a changé); anticolonialisme et panafricanisme; valorisation culturelle.

Annoncé depuis le mois de juillet 2019, le nouvel album de l’artiste-chanteur, Général Tchèfary sera disponible le 9 novembre prochain. Sortie prévue aux Etats-Unis, où réside le chanteur, et sur les plateformes de téléchargement payant. Ses fans, en Côte d’Ivoire, son pays d’origine, devront encore patienter pour voir ce troisième album de Général Tchèfary dans les bacs.

« Jah is love » (Dieu est amour) est le titre dudit album de 13 titres. Qui se parcourt en cinq (5) chapitres : Amour (reconnaissance en l’Éternel, amour d’une mère, d’une bien-aimée, d’un proche, amour de l’humanité); immigration; lecture socio-politique (Rien n’a changé); anticolonialisme et panafricanisme; valorisation culturelle et touristique. De l’amour, de l’engagement et un sens du discernement donnent à« Jah is Love » un album qui s’ouvre au monde avec une coloration arc-en-ciel (l’universalité) et une rythmique variée, de par le jeu des instruments. Le genre de Général Tchèfary, le reggae, garde ses valeursroots de base tel que énoncé depuis « Soya », titre du premier album en 2008.

En témoigne le titre « Welcome To America » – à équidistant et dans le sens inversé de « My american dream » d’Alpha Blondy. Ainsi, sur une ligne de guitare (Welcome to America) qui se distingue (bien) dans le Mandé, la rythmique est soutenue d’un djemé (tam-tam) qui se fait Nyahbinghi avec apport de cuivres. Sans langue de bois, le chant apaisé mais, révoltant, décrie une réalité qui est le mirage de l’immigration.« L’Amérique, ce n’est pas l’Eldorado », résume le chanteur. Travail sous-payé, amour intéressé, déshumanisation, etc. Tout y passe après avoir traversé, au prix d’une vie, la méditerranée. Aussi l’expression mélodique de « Welcome To America » se rapproche-t-elle musicalement du titre « Lombaye »(Grand jour) sur lequel Général Tchèfary intègre la douceur du violon.

Loin de sa patrie, les pieds dans la tradition (Touba, terre de ses ancêtres) et le regard proches des siens, Général Tchèfary affiche (désormais) une carrure bien trempée – musicalement. Précédé d’un single qui a dévoilé en juillet 2019 « Be Myself » et « FCFA = Sous-développent », deux titres qui figurent sur le tracklisting de « Jah is Love », ce troisième album a été enregistré sur trois continents – entre les Etats-Unis (Waterworks Recording), la Jamaïque (arrangé par Gregory Morris III), la Côte d’Ivoire (DMB Studio) et le Portugal (Blackstar Studio). « Jah is love » a été  »masterisé » en Espagne par Xaxier « Lek » Farre et arrangé à Abidjan (Côte d’Ivoire), par Moses Doumbia.

Sa touche musicale, Moses l’a apportée sur cinq titres. A savoir « Nemaman » (un hommage que rend Tchèfary à sa défunte mère), « FCFA = Sous-développent » (chanté en featuring avec le Jamaïcain Kumar – ex-lead du groupe Raging Fyah, « Rien n’a changé »« Touba » et « Bayatafo ». Ces cinq titres chantés soit en Malinké, Mahou(ka), Nouchi (Patois ivoirien) ou en français ont été confiés à Moses Doumbia pour en ressortir une sensibilité socioculturelle (bien) ivoirienne et garder la fidélité dans l’expression folklorique (Touba ou Bayatafo) qui émane de la culture ivoirienne (son du balafon).

Sans langue de bois, le chant apaisé mais, révoltant, décrie une réalité qui est le mirage de l’immigration.

Cependant, sur ce nouvel album, Général Tchèfary – de son vrai nom Ibrahim Touré – donne à « Jah is Love » le moyen de toucher la sensibilité de tout reggaephile, partout où il se trouve dans le monde. S’il fait un clin d’œil à Peter Tosh, empruntant au titre African (extrait de Equal Right) la rythmique qui donne « I Wish », Général Tchèfary témoigne, par ailleurs, de sa culture musicale Hip Hop à travers le flow qu’il donne dans « Rien n’a changé » où il est introduit par Brother Ayouba, son compatriote reggaemaker résidant en Californie. Musique engagée, « Rien n’a changé » dépeint une situation sociopolitique ivoirienne (élargie aux Etats africains) marqué par le statu-quo depuis les indépendances. Outre Brother Ayouba, Général Tchèfary est reconnaissant de K-Bass (Bassirima Soro) sur le titre « Champion ». Avec K-Bass, il a évolué, à ses débuts aux Etats-Unis, au sein du Farafina Musiki que dirige le premier.

Après « Soya », son premier album sorti en 2008, Général Tchèfary enregistre en 2013 « Il est temps », un album qui lui permet une reconnaissance sur la scène nationale (Côte d’Ivoire) et une ouverture sur l’extérieur. Parti aux Etats-Unis, où il s’installe à Tucson, l’artiste sort en 2018 un single de deux titres (« Black no for sale » et « Help The Syrians ») qui annoncera « Jah is Love », un album de 13 titres dont la sortie est prévue le 9 novembre 2019.

Source: Koné SAYDOO sur SHOWBIZAFRIQUE

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